Qui sommes-nous ?

Au cœur du Havre depuis 150 ans

De nombreux sports modernes sont nés au Havre ou s’y sont développés très tôt, enrichissant son histoire, comme en témoignent de nombreux ouvrages consacrés aux différentes sections sportives du HAC.

Cet historique est l’occasion de remercier et de rendre hommage à tous les bénévoles qui ont écrit l’histoire du HAC Tennis, et de saluer la mémoire de tous les sportifs, petits ou grands, qui ont défendu les couleurs de notre club.

Chercher à reconstituer la « petite » Histoire du HAC Tennis depuis sa fondation, c’est entrer dans l’Histoire de notre Ville et de ses moments de prospérité, d’autant qu’elles sont particulièrement liées.

Notre Section est née à la Belle Époque. Une communauté anglophone protestante, issue des écoles d’Oxford et de Cambridge, était alors présente dans le quartier havrais de Sanvic : de riches négociants mais surtout des entrepreneurs chargés des liaisons maritimes entre la Grande-Bretagne et les ports français. C’est donc par la voie économique et les routes maritimes de cette fin de siècle industrieuse, que vont se développer les pratiques sportives au Havre, et notamment celle du tennis.

Sans qu’on puisse l’affirmer, il paraît probable que dès la fondation du HAC, le tennis fut pratiqué au Havre, et il est également probable qu’il ne l’était alors nulle part ailleurs en France.

Dès la fameuse réunion du 20 octobre 1884 orchestrée par le Révérend Jeffery Edward Orlebar (révérend dans l’ordre de l’Église protestante de Cambridge), le club fut définitivement organisé, et il fut décidé que le HAC pratiquerait le lawn-tennis, le football, le cricket et le hockey.

Le Révérend J.-E. Orlebar a donc été le premier Président de la Section Tennis de 1884 à 1887.

A cette époque, les fermes de Sanvic, qui devaient devenir le « Stade Langstaff », avaient été louées puis acquises. C’est à ce même endroit que sont toujours nos terrains, ainsi restés là où fut le berceau même de notre club ! Le tennis se pratiquait alors en été sur trois courts en herbe (comme en Angleterre, puisque le jeu venait d’Outre-Manche), tout bonnement tracés sur le terrain commun au football et au rugby, inutilisé pendant la belle saison.

En 1885, les joueurs de tennis du HAC étaient imbattables dans la région et tous classés en 1ère série. C’était le temps des larges jupes à ras du sol, des grands chapeaux et des dentelles ; les Messieurs, eux, se présentaient en pantalons étroits et manches longues. Un set de tennis ressemblait davantage à un assaut de courtoisie qu’à un match de championnat !

L’année 1889 fut marquée de nos premiers lauriers remportés sur nos rivaux de Dieppe et d’Étretat ! Nos adversaires étaient souvent des sujets Britanniques ou Parisiens en villégiature…

Au 31 octobre 1900, les registres du club nous indiquent que celui-ci était composé de 78 membres actifs (dont seulement 8 jeunes !) et de 13 membres honoraires.

Par la suite, les courts devinrent vite permanents, transformés en terre battue pour être portés au nombre de sept dès avant 1914. Une cabane en bois servait de vestiaire, maintes fois transformée.

Ce n’est qu’en 1914 que fut construit notre club-house : un coquet pavillon mi-normand, mi-hollandais, au toit galbé et majestueux, et aux tuiles patinées, digne du développement du HAC Tennis. Il ne comportait pourtant que des vestiaires et un bureau de gardien, la buvette n’étant qu’une sorte de hangar exposé aux intempéries sur toute sa longueur !

Pendant la Première Guerre Mondiale, le tennis fut bien évidemment oublié. Il devait, après cette épreuve, repartir brillamment : notre club était composé de dix terrains juste après la guerre.

Dès que les championnats régionaux furent de nouveau organisés, ce fut presque toujours les joueuses et joueurs du HAC Tennis qui en furent détenteurs. De même dans le Championnat de France Interclub, notre équipe jusqu’en 1935 joua toujours un rôle de premier plan, et ceci grâce entre autres à Jacques Roederer, avec sa grande houppelande blanche, Pierre du Pasquier, Raoul Lafaurie, Fernand Henrotin, Gérard et Roger Jung.

En 1922, le HAC avait 50 ans. À cette occasion, il avait fait appel à l’un des clubs français de quelques années plus jeune seulement : le Racing Club de France, qui pouvait opposer des équipes valables dans toutes les disciplines. Tous les matchs se déroulèrent les 16 et 17 septembre 1922 : le Football Association et le Hockey à la Cavée Verte, la Natation au Bassin du Commerce, l’Athlétisme, le Rugby et le Tennis au Stade Langstaff, qui était encore, à cette époque, dénommé « Stade de Sanvic ». Le dimanche soir 17 septembre, un dîner dont la composition laisse rêveur, et agrémenté d’un concert, fut servi au Palais des Régates de Sainte-Adresse.

La « grande championne », Mademoiselle Suzanne Lenglen, a souvent fait applaudir ses étonnantes qualités sur nos courts. Nous eûmes aussi le plaisir et l’honneur de compter, parmi nous, Sylvia Jung qui, si souvent, défendit victorieusement le tennis français sur les terrains du monde entier.

C’est à l’occasion du Tournoi du HAC de 1926, tout juste un an après Jean Borotra, que René Lacoste, se révéla. Alors qu’il n’était classé qu’en deuxième série, il remporta le Simple Messieurs. En 1927 il ramenait la Coupe Davis en France avec l’aide de Cochet, Borotra et Brugnon, les fameux Mousquetaires. Ce furent leurs premières victoires retentissantes, celles qui firent parler d’eux et les classaient champions.

Des registres financiers de l’époque, il ressort que les Sections Football-Association, Rugby et Tennis n’avaient qu’une seule comptabilité commune. Ce ne fut qu’après la présidence de W.-R. Langstaff, donc à partir de 1925, que la comptabilité de la Section Tennis fut distincte de celle du Comité Directeur, bien que tenue par le même Trésorier, Fernand Henrotin. À noter que jusqu’en 1925 également, les trois premiers présidents du Comité Directeur furent également les présidents de la Section Tennis.

En 1932, le HAC avait 60 ans. Pour fêter son soixantenaire, le HAC Tennis demanda à l’autre grand club parisien omnisports, le Stade Français, de donner la réplique à nos représentants. Dans le journal « Le Petit Havre » du Lundi 12 septembre 1932, on peut lire : « Le HAC a marqué hier ses soixante ans d’existence de bien belle façon. Il a fait montre dans toutes les branches du sport où il est toujours au premier plan, de sa belle vitalité. »

Avaient été désignés pour défendre l’honneur de notre Section Tennis : Mmes Henrotin et Wolfson, MM. G. Jung, F. Henrotin, B. Thieullent, G. Hess, H. Gibon, R. Adeline et G. du Pasquier. Mme Henrotin (ex-Sylvia Jung) était alors la deuxième joueuse française.

Le dimanche 11 septembre 1932, pour clôturer cet événement, un banquet de 200 couverts fut servi au Grand Hôtel Frascati.

De 1935 à 1939, le HAC connut un rayonnement local toujours grandissant, malgré quelques difficultés conséquentes des grandes crises économiques de cette époque. Raoul Adeline, notre Président du club de 1939 à 1950, puis Président d’Honneur, se comptait alors parmi les plus actifs et offrait un bel exemple à tous les jeunes qu’il voulait bien entraîner.

De 1939 à 1944, au mépris quelques fois des bombardements, quelques acharnés continuèrent à jouer assez régulièrement. Il y eut même des tournois… jusqu’au jour de septembre 1944 où, lors de la libération de notre ville, toutes nos installations se retrouvèrent anéanties en un instant par une quarantaine de bombes malheureusement égarées par les Anglais, sur cet objectif essentiellement pacifique que certains de leurs compatriotes avaient contribué à créer…

En conséquence, le vestiaire fut anéanti, et 35 trous de bombes furent retrouvés sur nos installations !

Le Comité du club s’attacha alors à panser ces blessures. À défaut de grands sportifs, ce fut l’ère des rebâtisseurs… Un Comité énergique et entreprenant, animé par Raoul Adeline, Henri Gibon, René Berthier, André Abel et Maurice Bouteleux, devait vite faire face à la situation : grâce à de nombreuses bonnes volontés et à des concours de toutes sortes, huit terrains furent progressivement remis en état. Ainsi, au prix de difficultés importantes, notre club se trouva réaménagé comme aux temps les plus heureux.

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Le 24 septembre 1949, notre club-house actuel (dans sa forme première) était officiellement inauguré : les traces de la guerre étaient effacées et un essor nouveau allait être donné au HAC Tennis.

Présent lors de cette inauguration, le Président du Comité Directeur du HAC, Roger Paumelle, tint à souligner à cette occasion que « le Stade Langstaff reste vraiment le berceau du club ». Il rajouta : « Si le profane ne connaît que trop souvent le sport spectaculaire avec tout le tapage qu’exige le professionnalisme, déviation regrettable mais inévitable du sport pur, en revanche, nulle part mieux qu’à la Section Tennis les saines traditions sportives ont été respectées. »

À la différence de beaucoup d’autres clubs, le HAC Tennis a toujours financé lui-même ses installations, quitte à contracter des emprunts auprès de ses membres s’il était nécessaire, et les a toujours remboursés.

En 1952, le HAC avait 80 ans. Cet anniversaire fut célébré les 17 et 18 mai avec un faste particulier. Notre Section fit appel, comme lors du cinquantenaire, au Racing Club de France, qui nous délégua ses meilleurs joueurs de première série. Un grand bal fut organisé à la Gare Maritime.

Extrait du Livret des 80 ans du HAC concernant la Section Tennis : « Le froufrou des robes longues appartient au passé, les shorts ont à leur tour remplacé les pantalons longs et nous serions parfois tentés de le regretter, sans l’élégance de nos joueuses si légères et souples dans leurs robes courtes. »

Fort de ses 200 membres, le HAC Tennis était alors en pleine renaissance. Le nombre de joueurs classés avait augmenté, et le club disposait d’une pépinière de jeunes joueurs pleins d’optimisme.

Durant les années 1950, ce sont les présidents Raoul Adeline, François Clerc et André Abel qui ont contribué à la réalisation du club actuel, avec le club-house, les arbres, jardins et pelouses. L’ensemble constituait, à quelques minutes du centre-ville, un cadre sportif et de détente fort agréable.

L’esprit d’entreprise ainsi acquis aux tennismen et le nombre sans cesse croissant de nos membres engagèrent alors nos dirigeants à aller de l’avant. C’est ainsi qu’en 1955-56, sous la présidence du Dr Pierre Brument, furent construits nos deux premiers courts couverts sur des anciens courts désaffectés (actuellement terrains n°8 et n°9). D’après Marie-Pierre Besrest (présidente du HAC Tennis de 1993 à 1999), ces bâtiments furent réalisés à partir de récupération de matériaux sur les docks du port du Havre. Notre club était alors « pilote » en Normandie du fait de ses courts couverts, fait rarissime à cette époque. Ces courts couverts nous permirent ainsi d’organiser le tout premier Championnat d’Hiver.

Le 2 avril 1968, presque 20 ans après la reconstruction du club-house détruit pendant la guerre, et sous la présidence de Robert Champin, furent inaugurés des agrandissements du club-house, permettant ainsi aux membres du HAC Tennis de disposer d’une grande salle élégante et confortable.

En 1968-69, un troisième court couvert fut construit, en transformation d’un court de plein air (actuellement terrain n°10).

En 1972, le HAC avait 100 ans. A cette occasion, la Fédération Française de Lawn-Tennis voulut marquer le centenaire de notre club en lui confiant l’organisation des Finales du Championnat de France par Équipes les 8 et 9 juillet 1972. Cette occasion permit à tous les Havrais intéressés par le tennis de voir évoluer sur les courts du club la quasi-totalité des joueurs français de première série.

Extrait du Livret des 100 ans du HAC concernant la Section Tennis : « Malgré son âge respectable, la Section HAC Tennis reste et restera éternellement jeune, si elle sait profiter des leçons du passé pour assurer son avenir. »

En novembre 1973, afin de développer davantage le tennis en hiver, deux nouveaux terrains en béton poreux « Mateco » furent réalisés sur l’actuelle parcelle du HAC Rugby (numérotés 9 et 10 à l’époque). Cette construction se fit en accord avec André Lauprêtre, Président du HAC Rugby, moyennant un loyer annuel de 1000 francs.

En 1978, sous la présidence de Pierre Lenoir, une structure gonflable en toile cousue (bulle) fut installée pour recouvrir deux des terrains extérieurs en terre battue (actuellement terrains n°11 et n°12). Elle fut financée par un prêt que certains membres du HAC Tennis avaient accordés à notre club.

L’année 1978 marqua également l’arrivée dans le club de Daniel Jame, homme à tout faire, surnommé « l’homme à tout bien faire ». Il était à la fois peintre, soudeur, forgeron, jardinier, réparateur, maçon et plombier ! La porte bleue en ferronnerie à l’extrémité du parking du club fut l’une de ses réalisations. En 1983, il reçut la Médaille d’Argent du Travail. Il travaillera pendant plus de 19 ans au sein de notre club et prendra sa retraite en 1997.

Dans ces années-là, les courts du HAC Tennis furent le théâtre de nombreuses parties entre sportifs issus de tous les horizons. Chaque année, notre Tournoi Open s’étoffait de la présence des meilleurs espoirs du tennis français, issus de l’INSEP, notamment Thierry Tulasne (2ème joueur français en 1982) ou encore Henri Leconte.

En 1982, le HAC avait 110 ans. A cette occasion, notre président Pascal Got s’adressa aux adhérents : « Je vous demande de vous sentir concernés par la vie de notre club, je vous demande d’oser intervenir, par écrit, pour exprimer vos opinions. Je vous demande de comprendre que c’est à vous de nous guider, nous au Comité, quant aux opérations à mener, quant aux améliorations à apporter. »

En l’honneur du 110ème anniversaire du HAC, le Tournoi Open regroupa quelques espoirs du tennis français et international : Olivier Cayla, (vainqueur de l’Orange Bowl), François Errard (champion de France Minime), Thierry Champion (champion de France Cadet) et John Whiteford (numéro 10 anglais). Chez les dames, Pascale Paradis, (championne du Monde Junior en 1983 et future 20ème joueuse mondiale). Tous ont largement marqué de leur empreinte le tournoi annuel du HAC 1982.

L’un des événements marquants cette année-là fut sans aucun doute la présence de notre Équipe Masculine 1 en finale du Championnat de France 3ème Division à Hyères, les 19 et 20 juin. Ce fut une première dans l’histoire du club. L’équipe était composée de joueurs issus des trois clubs havrais : Thierry Aubourg, Yann Bouteleux, François Coty, Thierry Fouache, Thierry Guillemette et Gaëtan Wartel pour le HAC, Yvan Frémond pour le H.T.C. et leur capitaine Clive Rothwell (25ème joueur français) pour le T.C.M.H. L’équipe s’inclina en finale 7/5 au 3ème set du double décisif contre T.C. Park Nice, mais le souvenir de cet événement resta longtemps dans la mémoire de ces six « copains ».

Mais le symbole de cette époque où le HAC se montrait brillant en Normandie voire au-delà, fut bien évidemment Nathalie Herreman, triple championne de France en 1983, 1984 et 1986, 8ème de finaliste à Wimbledon en 1990, 5ème joueuse française et 42ème au classement mondial.

Dans son sillage, de nombreux jeunes sortirent de la pépinière ciel et marine. Pas une année sans titre de champion départemental ou régional. On citera Jérôme Feyte, qui se hissera à -2/6, Bertrand Eloy, Alban Cantel, Emmanuel Cardon et sa sœur Marie-Domitille, Stéphane Got, Mehdi-Grégory El Abed, Lucile Gresser, Alexandre Le Goff ou, un peu plus tard, les frères Sevestre, Thomas et Guillaume, qui réalisèrent le doublé au Championnat de Normandie.

Les deux décennies des années 80 et 90 furent véritablement « l’âge d’or » du tennis « loisir ». Le nombre d’adhérents était alors en constante augmentation, le club comptabilisait jusqu’à 1200 adhérents et pendant plusieurs années, il était même nécessaire d’avoir deux « parrains » pour pouvoir y être accepté ! Le club-house était ouvert tous les jours, de 8h à 22h, la grande salle permettait des soirées dansantes et des repas pour 60 à 80 personnes. Mme Edith Beuriot y proposait, midi et soir, une restauration digne d’éloges et de remerciements. À cette époque, on venait au HAC Tennis en famille, non seulement pour y jouer au tennis, mais également pour y passer ses dimanches, s’y restaurer ou pour jouer au bridge. Il y avait de quoi s’occuper toute la journée. Les adolescents avaient une salle TV pour se retrouver entre eux… les réseaux sociaux n’existaient pas encore !

En 1987, la structure gonflable en toile cousue (bulle) éclata, au bout de dix années d’utilisation. Sous la présidence de Serge Stepowski, une nouvelle structure fut installée, avec une toile soudée et non plus cousue.

En 1987, les premiers stages de tennis pour les jeunes pendant les vacances scolaires furent créés. C’est également cette année-là que fut organisé pour la première fois à destination des jeunes un voyage à Roland Garros le 31 mai.

Le 27 avril 1990, à l’initiative de notre présidente Marie-Pierre Besrest, fut organisé le « Déjeuner des nouvelles Dames ». Ce déjeuner rassembla 37 convives… Une vraie volière ! Quelle ambiance ! Les agendas furent vite sortis et se remplirent de rendez-vous, avec d’autres initiatives ultérieures.

En 1992, le HAC avait 120 ans. Du 26 juin au 12 juillet, il fut organisé un grand Tournoi Open pour ce 120ème anniversaire. On y nota la présence de Nicolas Escudé (Champion d’Europe Cadet), de Jérôme Potier (26ème joueur français) ou encore de Thierry Pham (classé -30). Cet événement fut fertile en émotions ! En effet, il y eut une grève des agriculteurs avec des tonnes de fumier répandues sur certaines routes, une grève des transporteurs routiers avec comme effet un jeu de piste pour arriver à traverser la Seine, à Tancarville, au pont de Bretonne ou à Rouen… Et tout au long du tournoi, comme un leitmotiv : « Les terrains sont-ils jouables ? ». Et chacun d’aller vérifier d’un pied prudent si les courts en terre battue avaient eu le temps d’absorber la dernière averse, Normandie oblige !

Les années 1995 et 1996 furent marquées par des travaux importants sur les infrastructures de notre club : un troisième court en terre battue fut créé le long de la rue Louis Leprévost, en lieu et place de l’ancienne cabane (sur l’emplacement actuel du terrain n°3). En outre, l’ancienne bulle fut remplacée par une nouvelle structure en toile néoprène et cintres métalliques (réalisée par la société Walter), toujours en place à ce jour.

En 1996, le club se modernisa également… et il fut mis en place un système de réservation par Minitel, moyennant une participation aux frais d’accès de 100 francs !

En 1997, un événement original marqua la vie du club. Après que la France eut remporté la finale de la « Coupe Davis » contre la Suède l’année précédente, la Coupe fut transportée « sous bonne escorte » jusqu’au HAC Tennis pour y être admirée le temps de quelques jours. Ceci valut notamment aux vigiles de la Brinks, responsables de sa surveillance, de dormir par terre dans le club-house !

En 2000, deux joueurs de notre club, Virginie Séité et Edouard Derville, se distinguèrent lors du « Tournoi Peugeot Roland Garros ». Ils en remportèrent la finale nationale et eurent chacun le plaisir de gagner une mythique Peugeot 205 série Roland Garros de couleur verte.

Et en 2002, Virginie Séité s’illustra à nouveau en compagnie de Christine Delebarre, Céline Dero, et Catherine Martinet, en remportant la finale des « Raquettes de Madame Figaro » (ancien nom des « Raquettes FFT »). Il s’agissait de rencontres en simple et en double pour les joueuses classées entre 40 et 30/4.

En 2003, sous la présidence de Thierry Aubourg, la terre battue des terrains numéros 1, 2 et 3 fut remplacée par un revêtement en « Quick » (béton poreux). L’objectif était de favoriser la pratique du tennis extérieur en hiver et de réduire le coût d’entretien des terrains extérieurs.

En 2006, l’équipe féminine du HAC Tennis, composée de Patricia Cour (actuelle présidente), Isabelle Duquenoÿ, Karine Lassarat et de Laurence Routel, disputa à Grenoble, la phase finale des « Raquettes FFT ». Elle s’inclina en demi-finale et remporta la petite finale.

L’année 2008 vit la montée en Championnat de France de l’Équipe Masculine 1. L’Équipe était composée de Brice Fournier, Jérôme Feyte, Morgan Toanen ainsi que de trois joueurs étrangers : Nicolas Terrera (Argentine), Damian Gayo Lorenzo (Espagne), et Younes Rachidi (Algérie). Elle réussira à s’y maintenir jusqu’en 2016, et se placera deux années en Nationale 2 (en 2012 et en 2015) avec, pour compléter l’équipe, les joueurs du club : Arthur Surreaux et Nicolas Cotrel.

En 2008, à l’ère du numérique, ce fut également le début des réservations de terrains par internet, le système des réservations par Minitel ayant été définitivement supprimé en 2005 !

Une autre nouveauté vit le jour dans notre club cette année-là : le « Mini-Tennis », un programme spécifique pour les enfants à partir de 4 ans.

La fin de l’année 2009 fut marquée par la visite, le 19 décembre, de Nicolas Mahut, à l’époque 15ème meilleur joueur Français et 40ème joueur mondial. Malgré de difficiles conditions de circulation ce jour-là en raison de la neige, une centaine de jeunes purent profiter de l’événement : parties de tennis avec ce grand joueur, séance d’autographes et démonstration avec l’un des meilleurs jeunes normands du moment, Louis Quennessen (-15).

L’année 2009 vit également le départ en retraite de Marie-France Lhommet, au service du club pour la réception, le secrétariat et la restauration depuis près de 36 ans (embauchée en 1973).

En 2010, le HAC Tennis fut nommé « club référent Mini-Tennis ».

En 2012, le HAC avait 140 ans. Le 9 septembre, le HAC Tennis participa au Stade Océane à la soirée anniversaire, avec diverses animations et un match de foot opposant l’équipe des anciens du Real Madrid à celle des anciennes gloires du HAC, en présence de Zinedine Zidane.  

En 2015, ce fut au tour d’une nouvelle équipe féminine d’aller jusqu’en phase finale des « Raquettes FFT ». C’est cette fois-ci Vanille Clapson, Kelly Fauvel, Gersende Le Dimna, et Laurence Le Guern qui portèrent les couleurs du HAC Tennis jusque dans le Top 10 du tournoi.

L’année 2017 célébra les 500 ans du Havre. À cette occasion le HAC Tennis et le H.T.C. s’unirent en juin pour organiser ensemble, le Tournoi Open « l’Open des 500 ans », où plus de 250 joueurs s’affrontèrent sur les terrains des deux clubs.

Le 8 septembre 2018, notre club obtint le Label « Club Roland Garros » par la Fédération Française de Tennis en présence d’Olivier Halbout, Vice-Président de la FFT et Président de la Ligue de Normandie de Tennis, et de Sébastien Tassery, Adjoint au Maire du Havre. Ce Label fut attribué à 100 clubs parmi environ 8000 clubs français, en reconnaissance du nombre et de la qualité des terres battues et de l’enseignement au sein de l’École de Tennis.

Le HAC Tennis est fier d’avoir développé l’une des plus importantes écoles de tennis de Normandie, dont l’origine remonte aux années 1930, lorsque le club a commencé à proposer un professeur à ses membres. À l’époque, les enseignants de tennis étaient rares, et le HAC a eu la chance de bénéficier du savoir-faire de plusieurs figures marquantes, comme Romeo Aquarone, M. Henrion, M. Garnero ou encore M. Marigaux, qui deviendra entraîneur de l’Équipe de France.

Parmi ces professeurs, Michel Bouteleux a marqué l’histoire du club. Membre du HAC Tennis dès 1945, il a été classé -15 pendant dix ans et a remporté plusieurs titres de Champion de Normandie. En 1961, il a disputé la finale du Critérium de France à Roland Garros contre son propre frère Alain, un fait unique dans l’histoire du tennis français. Il est devenu professeur de tennis au HAC en 1967-68 et a joué un rôle clé dans la structuration et l’essor de l’école de tennis, alors encore peu répandue en France. Il a enseigné au club pendant près de 28 ans, transmettant sa passion et son exigence à de nombreuses générations de joueurs. Son investissement ne se limitait pas aux cours : il était aussi impliqué dans la vie du club et son fonctionnement quotidien. Certains se souviennent encore de sa machine lance-balles artisanale ! Considéré comme un pilier par la Ligue de Normandie, il répétait en 1975 :

« Avant tout, il faut y croire, on peut rêver et il n’y a pas d’âge pour cela. »

Son plus grand accomplissement en tant qu’entraîneur fut d’avoir « mis sur des rails » Nathalie Herreman, une enfant du club née en 1966. Formée par Michel Bouteleux dès 1975, elle a rapidement progressé grâce à une technique solide et un entraînement rigoureux. Dès l’âge de 10 ans, elle bénéficiait de quatre heures de tennis et trois heures d’entraînement physique par semaine. Cette exigence a porté ses fruits : elle a remporté trois titres de Championne de France en 1983, 1984 et 1986, avant d’évoluer sur le circuit WTA de 1983 à 1995. Elle a atteint la 42ème place mondiale en simple en 1986 et la 35ème en double en 1988. En 1989, alors 5ème joueuse française et 35ème mondiale, elle a triomphé dans le tournoi ITF organisé par son club formateur, sous les yeux de Michel Bouteleux et de nombreux supporters. Elle a également brillé en Grand Chelem, atteignant notamment les huitièmes de finale à Wimbledon en 1990 et le quatrième tour à l’US Open en 1988 et 1991.

Pour célébrer ses 50 ans de fidélité au club, une grande fête surprise a été organisée en l’honneur de Michel Bouteleux le 9 septembre 1995, rassemblant plus de 300 personnes. Parmi les invités figuraient Nathalie Herreman et Robert Haillet, ancien n°1 français et créateur de la chaussure Adidas « Stan Smith ».

L’école de tennis du HAC a connu une forte expansion depuis les années 1970. Dès 1972, le club comptait déjà 40 % de jeunes parmi ses membres, bénéficiant des méthodes d’enseignement les plus récentes. Deux tournois annuels leur étaient consacrés et plusieurs équipes engagées en compétition régionale. En 1993, l’école réunissait 250 jeunes de 7 à 13 ans, nécessitant l’occupation de plusieurs courts couverts en semaine et des entraînements spécifiques pour les plus motivés.

Aujourd’hui, le HAC Tennis continue de former de nombreux jeunes talents. En 2025, l’école de tennis accueille 365 jeunes, un chiffre en constante augmentation malgré les difficultés rencontrées, notamment la crise sanitaire de 2020. Chaque année, près de 200 enfants des écoles primaires voisines découvrent le tennis grâce à un programme gratuit de sept séances pour chaque classe.

Le club a également su évoluer en proposant depuis 2007 des cours collectifs pour adultes, dont le nombre d’adhérents est passé de 25 à 140 en quelques années. Cette dynamique et cette volonté de transmission ont valu au HAC Tennis le Label « Club Formateur Bronze » depuis 2011, et l’objectif est désormais d’obtenir le Label « Argent ».

L’école de tennis du HAC reste ainsi un pilier du club, portée par des valeurs de formation, de transmission et d’excellence, qui ont permis d’écrire certaines des plus belles pages du tennis normand.